Je ne sais pour quelle raison, hier soir, je suis allé commenter sur le blog d'une abrutie. Elle parlait de la loi Hadopi en s'en tenant aux banalités mille fois énoncées au sujet de cette affaire. Comme le sens de mon commentaire n'allait pas exactement dans le sens de ce qu'elle aurait aimé lire sous son billet, elle n'a rien trouvé de mieux que de le censurer. Par réflexe, j'ai composé un billet sur Cloudy Days pour lui dire ce que je pensais de cette façon de faire, et puis, après y avoir réfléchi, j'ai effacé ce post. Il était évident que je lui faisais inutilement de la publicité.
Quoi qu'on dise de lui, ce genre d'individu s'imagine comme le représentant d'une classe d'êtres supérieurs, occupant le centre de toutes les conversations. Alors que je ne suis pas très enclin à reprendre les discussions sur les blogs, cet épisode, m'a rappelé la sinistre réalité, l'épouvantable atmosphère qui règne sur la franco-bloggosphere. Ce n'est pas plus mal, car cela ne m'incite pas à y revenir.
D'ailleurs, avec ce billet, je pense clore le sujet : je vais même éviter de parler de ce ramassis d'internautes ayant développé des blogs, parce qu'ils ne méritent aucune attention particulière et qu'il vaut mieux les ignorer totalement. Comme la photographie, le dessin vectoriel ou le collage digital ne se bornent pas à l'expression française, ces activités permettent d'avoir affaire à des humains sensibles et doués de raison, et pas simplement à ces veaux d'ensouchés républicains et laïcs auxquels s'ajoutent les assimilés. Je le répète : je n'ai rien en commun avec cette engeance.
Shakeh Sarookhanian vient de m'inviter à participer à un nouveau groupe intitulé Art Room09, ce que j'ai accepté avec plaisir, parce que je sais que l'époque où j'usais de mon énergie à blogguer pour ne rien dire est révolue. J'ai mis du temps à me défaire de cette sale habitude, mais j'y suis enfin parvenu.
08 May 2009
04 May 2009
Insignifiance
Je viens de me rendre compte que, sur Horizon, au cours du mois de Mars, j'en suis arrivé à publier 26 posts. Il est peu probable que cette situation se reproduise. Je me demande d'ailleurs comment j'ai pu me laisser aller à fabriquer autant de billets, en un seul mois. Une question sans intérêt, en réalité, puisqu'il suffit de rédiger n'importe quoi, de la même façon que je fais du remplissage pour le moment.
Quitte à écrire pour noircir une portion de page, autant signaler que j'en ai pas encore fini avec la lecture de "Vous avez dit Totalitarisme ?" de Zizek : une remise en question des présupposés que l'on peut avoir sur les systèmes totalitaires. Ce livre entend défendre la thèse suivante : loin d'être un concept théorique pertinent, la notion de "totalitarisme" est une sorte de subterfuge ; au lieu de nous donner les moyens de réfléchir, de nous contraindre à appréhender sous un jour nouveau la réalité historique qu'elle désigne, elle nous dispense du devoir de penser, et nous empêche même positivement de le faire. La dispense de penser prendra donc fin lorsque j'aurai tourné la dernière page de cet essai, aussi passionnant qu'amusant.
Il faudrait que je renonce définitivement à entretenir mes blogs et que je me remette à lire sérieusement. La lecture me procure beaucoup plus de satisfactions que l'écriture, cette activité stérile consistant à rallonger indéfiniment les pages des blogs, sans parvenir à en faire quelque chose luisante d'une faible lueur d'intelligence. N'y voyez pas de la fausse modestie, ni même de la vraie, c'est simplement un constat. Ce constat ne me rend ni triste ni amer, je n'ai jamais cru une seule seconde que je serais en mesure de faire autre chose que du remplissage : un empilement de phrases sans signification réelle. Des couches de mots, pour édifier une sorte de hachis parmentier textuel.
Allez... La couche de mots insignifiants est d'une suffisante épaisseur pour ce soir : je raccroche.
Quitte à écrire pour noircir une portion de page, autant signaler que j'en ai pas encore fini avec la lecture de "Vous avez dit Totalitarisme ?" de Zizek : une remise en question des présupposés que l'on peut avoir sur les systèmes totalitaires. Ce livre entend défendre la thèse suivante : loin d'être un concept théorique pertinent, la notion de "totalitarisme" est une sorte de subterfuge ; au lieu de nous donner les moyens de réfléchir, de nous contraindre à appréhender sous un jour nouveau la réalité historique qu'elle désigne, elle nous dispense du devoir de penser, et nous empêche même positivement de le faire. La dispense de penser prendra donc fin lorsque j'aurai tourné la dernière page de cet essai, aussi passionnant qu'amusant.
Il faudrait que je renonce définitivement à entretenir mes blogs et que je me remette à lire sérieusement. La lecture me procure beaucoup plus de satisfactions que l'écriture, cette activité stérile consistant à rallonger indéfiniment les pages des blogs, sans parvenir à en faire quelque chose luisante d'une faible lueur d'intelligence. N'y voyez pas de la fausse modestie, ni même de la vraie, c'est simplement un constat. Ce constat ne me rend ni triste ni amer, je n'ai jamais cru une seule seconde que je serais en mesure de faire autre chose que du remplissage : un empilement de phrases sans signification réelle. Des couches de mots, pour édifier une sorte de hachis parmentier textuel.
Allez... La couche de mots insignifiants est d'une suffisante épaisseur pour ce soir : je raccroche.
03 May 2009
Atmosphère
Mon point de vue sur le blogging est en train de prendre une nouvelle orientation. Si, jusqu'à ces dernières semaines, parallèlement à l'actualité médiatique, mes textes se rapportaient à des sujets de société dont on pouvait discuter les causes et les conséquences, je vais dorénavant ramener les thèmes de mes billets vers un univers plus subjectif et plus proche de mes activités quotidiennes. Je ne pense pas atteindre réellement la forme du journal intime - je ne ferai aucune confession - mais je vais renforcer l'utilisation de mes blogs, principalement de celui-ci, à des fins bien plus personnelles que ce que je ne l'ai fait depuis longtemps.
Lorsque j'ai commencé à blogguer, début 2004, je n'imaginais pas discuter de quoi que ce soit avec qui que ce soit. Certes, il existait la possibilité de commenter - c'était bien ce qui faisait le blog et toute sa nouveauté - mais je ne pensais pas m'en servir, car il ne me venait même pas à l'idée d'aller lire le blog d'un autre. D'ailleurs, à cette époque, la plupart des blogs étaient rédigés en anglais et les quelques rares blogs francophones ne suscitaient pas vraiment mon intérêt. Je n'envisageais pas non plus le fait que quelqu'un puisse donner son avis suite à la publication d'un de mes textes. Pourtant, c'est ce qui s'est produit au bout d'un an et demi, et, de fil en aiguille, des conversations se sont engagées, puisque moi aussi je suis allé répandre la bonne parole sur la Sphère. C'est ainsi que, par la suite, mon activité sur la Toile a eu pour premier objectif l'incitation à commenter. J'écrivais avec l'idée de provoquer une réaction du lecteur afin d'amorcer un débat plus ou moins contradictoire. Je trouvais ça plaisant, distrayant.
Mais, depuis quelques temps, cette façon de blogguer en est arrivée à me lasser. Et, si j'ai passé de bons moments, plongé dans des discussions enflammées, mon enthousiasme pour la polémique s'est considérablement émoussé au cours de ces derniers mois. Il n'y pas que le plaisir pour la controverse qui s'est émoussé, car, dans un même temps, j'ai réduit de façon très sensible le nombre de lectures concernant l'actualité. Quotidiennement, je passe beaucoup moins d'heures à lire la presse en ligne. La politique est quelque chose qui ne m'a jamais passionné, mais depuis l'automne, depuis les dernières élections américaines, et, surtout, depuis que l'intervention de l'armée israélienne à Gaza est finie, j'observe les interventions politiques des grands de ce monde avec le maximum de distance. Ce qui se traduit par un désintérêt plus important pour cette catégorie d'informations. Encore aujourd'hui, suite à l'épisode A/H1N1, je suis atterré de constater à quel point mes contemporains sont prêts à se laisser manipuler par les mass-media. Ce sont des événements comme celui-ci qui me font prendre conscience de ce qui me sépare de la plupart des gens. Comme je le disais précédemment, mon imaginaire recoupe très peu l'imaginaire collectif de ce pays. Quand je sais qu'une immense majorité privilégie l'égalité par rapport à la liberté, je me dis qu'aucun rapprochement ente Eux et Moi n'est possible.
Voilà, je me contenterai de ces quelques lignes pour ce soir. Il est certain que ce genre de monologue n'appelle pas à la discussion. Je comprends aisément que ce type de billet n'intéresse personne. Heureusement, car ces mots n'ont de valeur que pour moi. Bien que pourtant, si je me donne la peine de mettre ce texte en ligne, je le fais dans une certaine intention : celle d'inciter les bloggers à n'écrire que pour eux-mêmes, et, par là, à ne pas solliciter de commentaire, ce qui finalement permettra à la bloggosphere de vivre en paix.
Lorsque j'ai commencé à blogguer, début 2004, je n'imaginais pas discuter de quoi que ce soit avec qui que ce soit. Certes, il existait la possibilité de commenter - c'était bien ce qui faisait le blog et toute sa nouveauté - mais je ne pensais pas m'en servir, car il ne me venait même pas à l'idée d'aller lire le blog d'un autre. D'ailleurs, à cette époque, la plupart des blogs étaient rédigés en anglais et les quelques rares blogs francophones ne suscitaient pas vraiment mon intérêt. Je n'envisageais pas non plus le fait que quelqu'un puisse donner son avis suite à la publication d'un de mes textes. Pourtant, c'est ce qui s'est produit au bout d'un an et demi, et, de fil en aiguille, des conversations se sont engagées, puisque moi aussi je suis allé répandre la bonne parole sur la Sphère. C'est ainsi que, par la suite, mon activité sur la Toile a eu pour premier objectif l'incitation à commenter. J'écrivais avec l'idée de provoquer une réaction du lecteur afin d'amorcer un débat plus ou moins contradictoire. Je trouvais ça plaisant, distrayant.
Mais, depuis quelques temps, cette façon de blogguer en est arrivée à me lasser. Et, si j'ai passé de bons moments, plongé dans des discussions enflammées, mon enthousiasme pour la polémique s'est considérablement émoussé au cours de ces derniers mois. Il n'y pas que le plaisir pour la controverse qui s'est émoussé, car, dans un même temps, j'ai réduit de façon très sensible le nombre de lectures concernant l'actualité. Quotidiennement, je passe beaucoup moins d'heures à lire la presse en ligne. La politique est quelque chose qui ne m'a jamais passionné, mais depuis l'automne, depuis les dernières élections américaines, et, surtout, depuis que l'intervention de l'armée israélienne à Gaza est finie, j'observe les interventions politiques des grands de ce monde avec le maximum de distance. Ce qui se traduit par un désintérêt plus important pour cette catégorie d'informations. Encore aujourd'hui, suite à l'épisode A/H1N1, je suis atterré de constater à quel point mes contemporains sont prêts à se laisser manipuler par les mass-media. Ce sont des événements comme celui-ci qui me font prendre conscience de ce qui me sépare de la plupart des gens. Comme je le disais précédemment, mon imaginaire recoupe très peu l'imaginaire collectif de ce pays. Quand je sais qu'une immense majorité privilégie l'égalité par rapport à la liberté, je me dis qu'aucun rapprochement ente Eux et Moi n'est possible.
Voilà, je me contenterai de ces quelques lignes pour ce soir. Il est certain que ce genre de monologue n'appelle pas à la discussion. Je comprends aisément que ce type de billet n'intéresse personne. Heureusement, car ces mots n'ont de valeur que pour moi. Bien que pourtant, si je me donne la peine de mettre ce texte en ligne, je le fais dans une certaine intention : celle d'inciter les bloggers à n'écrire que pour eux-mêmes, et, par là, à ne pas solliciter de commentaire, ce qui finalement permettra à la bloggosphere de vivre en paix.
27 April 2009
Rien
J'ai modifié trois fois le template de Cloudy Days, depuis le début du mois. Ces modifications indiquent que je tiens plus à la forme qu'au contenu de ce blog. Voilà cinq années que, sur la bloggosphere, je donne mon avis à propos de tout et de rien . Je réalise seulement maintenant à quel point j'ai pu perdre mon temps. Enfin, je devrais dire que je savais depuis longtemps que je perdais mon temps et que j'ose, seulement aujourd'hui, le formuler par écrit. D'ailleurs, ce n'est pas uniquement en publiant sur la bloggosphere que je gaspille inutilement mon énergie : c'est exactement la même chose pour tout ce qui touche à ma vie au quotidien.
En effet, je me contente de survivre au sein de cette société qui ne représente pour moi aucun attrait particulier. Je vis au contact d'une population qui, dans l'ensemble, n'a aucun intérêt pour moi, puisque je ne partage que très peu de choses avec elle. Les interactions, entre mon entourage et moi, se limitent aux choses les plus triviales, celles qui sont inhérentes à l'alimentation, aux actes les plus usuels de la vie au quotidien. J'ai vraiment l'impression de vivre dans un bocal avec des gens que je ne déteste pas mais qui me laissent totalement indifférent. Ou, pour être plus précis : des gens qui me laissent totalement indifférent, tant que je n'ai pas à supporter leur présence trop longtemps, c'est à dire plus de dix minutes par jour, lorsqu'il me faut faire des courses ou régler un problème ou un autre, tel que, par exemple, faire faire la vidange de la voiture, quelques points de suture à la suite d'une blessure, et toutes ces choses inévitables auxquelles il faut faire face : la maintenance ordinaire du système vital.
Je me dis que si j'avais choisi de vivre ailleurs, en dehors du Palais de Cristal, ma vie se serait certainement déroulée autrement. Je n'en serais probablement pas à subir cette routine abrutissante au milieu de veaux qui se pissent dessus dès qu'un organisme sanitaire détecte un virus ou un autre à l'autre bout de la planète. C'est bien ça qui m'empêche d'avoir des relations avec mes concitoyens, c'est le fait qu'ils sont prêts à croire à n'importe quelle connerie dès qu'une institution quelconque, à commencer par les mass-medias, leur annonce une catastrophe imminente. Je ne partage pas leurs craintes - ni leurs espoirs - parce que je ne partage pas leurs représentations. Entre mon imaginaire et le leur s'étend une faille abyssale qui me semble infranchissable.
Même le blogging, la construction de ce pont virtuel, ne peut pas m'en rapprocher. Je ne peux que me bercer de l'illusion que nous avons quelque chose à partager par ordinateurs interposés. Mais, il faut se rendre à l'évidence...
En effet, je me contente de survivre au sein de cette société qui ne représente pour moi aucun attrait particulier. Je vis au contact d'une population qui, dans l'ensemble, n'a aucun intérêt pour moi, puisque je ne partage que très peu de choses avec elle. Les interactions, entre mon entourage et moi, se limitent aux choses les plus triviales, celles qui sont inhérentes à l'alimentation, aux actes les plus usuels de la vie au quotidien. J'ai vraiment l'impression de vivre dans un bocal avec des gens que je ne déteste pas mais qui me laissent totalement indifférent. Ou, pour être plus précis : des gens qui me laissent totalement indifférent, tant que je n'ai pas à supporter leur présence trop longtemps, c'est à dire plus de dix minutes par jour, lorsqu'il me faut faire des courses ou régler un problème ou un autre, tel que, par exemple, faire faire la vidange de la voiture, quelques points de suture à la suite d'une blessure, et toutes ces choses inévitables auxquelles il faut faire face : la maintenance ordinaire du système vital.
Je me dis que si j'avais choisi de vivre ailleurs, en dehors du Palais de Cristal, ma vie se serait certainement déroulée autrement. Je n'en serais probablement pas à subir cette routine abrutissante au milieu de veaux qui se pissent dessus dès qu'un organisme sanitaire détecte un virus ou un autre à l'autre bout de la planète. C'est bien ça qui m'empêche d'avoir des relations avec mes concitoyens, c'est le fait qu'ils sont prêts à croire à n'importe quelle connerie dès qu'une institution quelconque, à commencer par les mass-medias, leur annonce une catastrophe imminente. Je ne partage pas leurs craintes - ni leurs espoirs - parce que je ne partage pas leurs représentations. Entre mon imaginaire et le leur s'étend une faille abyssale qui me semble infranchissable.
Même le blogging, la construction de ce pont virtuel, ne peut pas m'en rapprocher. Je ne peux que me bercer de l'illusion que nous avons quelque chose à partager par ordinateurs interposés. Mais, il faut se rendre à l'évidence...
26 April 2009
Plus tard
Il s'est passé quelques jours sans que je n'ai activé FeedDemon. Je ne sais donc pas ce qui a pu se produire dans le secteur des blogs que je lisais assez régulièrement, avec plus ou moins d'application. Je n'ai pratiquement rien suivi concernant l'actualité. J'ai survolé les journaux en ligne et j'ai évité tous les blogs qui parlent de politique ou traitent des sujets de société. Je me suis contenté de lire et de poster quelques messages sur Twitter. C'est surtout PhotoShop qui a occupé la plupart de mon temps au cours de la semaine passée. J'ai redessiné, pour la troisième fois depuis le début du mois, le template de Cloudy Days. On peut considérer que je n'ai rien publié sur ce blog depuis le 19 Avril. Je pense que je ne reprendrai pas les discussions par ordinateur interposé bientôt. Je vais laisser encore passer pas mal de temps avant de reprendre le dialogue en ligne, car ça ne me dit vraiment rien pour l'instant.
13 April 2009
Images
Dans Les choses ont changé, je fais allusion à une conversation par mail avec mon frère qui vient d'acheter une caméra photo. Je lui disais que le meilleur moyen de progresser rapidement dans le domaine artistique que représente la photographie, c'est d'avoir en permanence un boiter dans la poche et de ne pas hésiter à photographier tout reflet lumineux qui semble digne d'être capturé au travers des lentilles d'un objectif pour le conserver sur un support argentique ou numérique.
Je suis tombé, par hasard, ce matin, sur une remarque d'Annie Leibovitz qui dit la même chose :
Pour finir, je signale à ceux qui sont intéressés par les images, que LIFE est en ligne depuis quelques jours.
Je suis tombé, par hasard, ce matin, sur une remarque d'Annie Leibovitz qui dit la même chose :
"Ce qui importe, c'est la photographie. Être un photographe a été toute ma vie. J'ai pris des photos tout le temps, et à peu près tout ce que j'ai photographié me semble intéressant. Chaque fois que je suis sorti pour prendre une photo a été un moment différent de la fois précédente. Les circonstances étaient différentes. Le lieu était différent. La dynamique était différente. À chaque fois. Vous ne pouvez jamais savoir à l'avance comment les choses vont se dérouler."Voilà, ce ne me semble pas très compliqué. Photographiez et vous deviendrez photographe ! Reste ensuite à définir ce qu'est une bonne photographie. C'est là que, réellement, commencent les problèmes. Mais j'arrive maintenant, après en avoir vu des milliers, à faire un peu mieux la discrimination entre bons et mauvais clichés.
Pour finir, je signale à ceux qui sont intéressés par les images, que LIFE est en ligne depuis quelques jours.
10 April 2009
Mal barrée
La semaine tire sur sa fin. Ce Dimanche sera le Dimanche de Pâques. Les moustiques sont de retour. Dans la zone B, les vacances scolaires ont débuté le week-end dernier. Le quartier est donc beaucoup plus calme, la circulation en voiture, un peu plus fluide. Malheureusement, ça ne durera pas longtemps. Cette ville est à l'image du pays, et ce pays est un vrai bordel.
J'ai entendu à la radio, avant-hier, que la Caisse des Dépôts et Consignations a enregistré l'an dernier les premières pertes de son histoire. L'établissement public a essuyé une perte nette de près de 1,5 milliard d'euros au titre de l'exercice 2008.
C'est ce type d'information qui me fait croire que la France est mal barrée. Bien entendu, d'autres signes font penser que les choses peuvent se compliquer, que la vie au quotidien se fera moins souriante, pour les Européens de l'Ouest, qu'elle ne l'a été dans la seconde moitié du XXème siècle.
C'est surtout les Français qui risquent de se retrouver dans une situation matérielle et psycho-politique difficile à supporter. Mais, ce n'est pas moi qui vais les plaindre. Ils ne font strictement rien qui puisse aller à l'encontre de cette caste majoritaire que représente la fonction publique et de tout ce qui s'y rattache directement. Cette caste de mauvais-à-tout qui se laisse conduire par des syndicats véreux coule ce pays sans que quiconque ne puisse s'y opposer.
Bref, un de ces quatre, tout ça finira mal.
Enfin, je dis ça mais je n'en sais rien. Personne ne peut prédire l'avenir avec certitude.
J'ai entendu à la radio, avant-hier, que la Caisse des Dépôts et Consignations a enregistré l'an dernier les premières pertes de son histoire. L'établissement public a essuyé une perte nette de près de 1,5 milliard d'euros au titre de l'exercice 2008.
C'est ce type d'information qui me fait croire que la France est mal barrée. Bien entendu, d'autres signes font penser que les choses peuvent se compliquer, que la vie au quotidien se fera moins souriante, pour les Européens de l'Ouest, qu'elle ne l'a été dans la seconde moitié du XXème siècle.
C'est surtout les Français qui risquent de se retrouver dans une situation matérielle et psycho-politique difficile à supporter. Mais, ce n'est pas moi qui vais les plaindre. Ils ne font strictement rien qui puisse aller à l'encontre de cette caste majoritaire que représente la fonction publique et de tout ce qui s'y rattache directement. Cette caste de mauvais-à-tout qui se laisse conduire par des syndicats véreux coule ce pays sans que quiconque ne puisse s'y opposer.
Bref, un de ces quatre, tout ça finira mal.
Enfin, je dis ça mais je n'en sais rien. Personne ne peut prédire l'avenir avec certitude.
03 April 2009
Les choses ont changé
J'ai publié, cet après-midi, sur Cloudy Days, une photo qui me fait tordre de rire chaque fois que je retourne la regarder. Elle fait partie d'une série qui composent un reportage photographique publié par Tim Reese, un blogger du Sacramento Bee. C'est au sujet des manifestations qui ont eu lieu à Londres, peu avant la tenu du sommet qui réunissait, je ne sais pour quelles raisons, 20 chefs d'état. Je passe de moins en moins de temps à lire les journaux en ligne, toutes ces salades me fatiguent.
Je recommence à fréquenter Flickr et à recoller quelques photos sur No Milk Today. Mon plus jeune frère a acheté récemment un Leica D-Lux 4, ce qui m'a donné l'occasion de rediscuter par mail de photos avec lui.
J'ai aussi reçu, dans la soirée, des nouvelles du Chili : mon adorable amie Belencha est de nouveau en ligne. Elle vient de me contacter, alors qu'elle n'avait pas émis le moindre message, ni par mail, ni sur le Web, depuis plus de trois mois. Elle a publié quelques photos au cours de la semaine dernière dans un style totalement différent de ce qu'elle a fait pendant deux années consécutives, c'est à dire environ 200 auto-portraits. Les dernières photos de La Bele me remplissent d'émotion parce qu'elles me ramènent à l'époque où Belencha s'appelait encore Silencio, une époque où a ses premières images étaient pleines de magie. De magie véritable. Mais ces photos magiques, publiées en mai 2005, sont aujourd'hui invisibles : Belencha les a masquées, aussi son photostream ne débute qu'un an plus tard, en mars 2006.
Je regrette d'avoir perdu tant de temps avec les bloggers français qui dans l'ensemble - une petite minorité mise à part - ne m'ont rien apportés. Je n'ai jamais pris beaucoup de plaisir avec mes blogs en comparaison avec les véritables joies que j'ai ressenti à l'époque où je consacrais la plupart de mon temps en ligne, à sillonner Flickr. Je m'interroge sur le fait d'avoir passé autant d'heures à blogguer pour rien ou pour pas grand chose. Bon, en vérité, je n'est pas besoin de m'interroger longuement pour savoir ce qui m'a conduit à perdre autant de temps, car je connais la réponse : j'avais l'impression que si je lâchais un blog comme Cloudy Days, j'abandonnais une partie de mon territoire virtuel à une bande de connards.
Cette année les choses ont changé. Je suis moins sympathique. Je me replie.
Je recommence à fréquenter Flickr et à recoller quelques photos sur No Milk Today. Mon plus jeune frère a acheté récemment un Leica D-Lux 4, ce qui m'a donné l'occasion de rediscuter par mail de photos avec lui.
J'ai aussi reçu, dans la soirée, des nouvelles du Chili : mon adorable amie Belencha est de nouveau en ligne. Elle vient de me contacter, alors qu'elle n'avait pas émis le moindre message, ni par mail, ni sur le Web, depuis plus de trois mois. Elle a publié quelques photos au cours de la semaine dernière dans un style totalement différent de ce qu'elle a fait pendant deux années consécutives, c'est à dire environ 200 auto-portraits. Les dernières photos de La Bele me remplissent d'émotion parce qu'elles me ramènent à l'époque où Belencha s'appelait encore Silencio, une époque où a ses premières images étaient pleines de magie. De magie véritable. Mais ces photos magiques, publiées en mai 2005, sont aujourd'hui invisibles : Belencha les a masquées, aussi son photostream ne débute qu'un an plus tard, en mars 2006.
Je regrette d'avoir perdu tant de temps avec les bloggers français qui dans l'ensemble - une petite minorité mise à part - ne m'ont rien apportés. Je n'ai jamais pris beaucoup de plaisir avec mes blogs en comparaison avec les véritables joies que j'ai ressenti à l'époque où je consacrais la plupart de mon temps en ligne, à sillonner Flickr. Je m'interroge sur le fait d'avoir passé autant d'heures à blogguer pour rien ou pour pas grand chose. Bon, en vérité, je n'est pas besoin de m'interroger longuement pour savoir ce qui m'a conduit à perdre autant de temps, car je connais la réponse : j'avais l'impression que si je lâchais un blog comme Cloudy Days, j'abandonnais une partie de mon territoire virtuel à une bande de connards.
Cette année les choses ont changé. Je suis moins sympathique. Je me replie.
Egalité
Voici ce que j'ai pu lire il y a un instant sur le Web. C'est un commentaire qui suit le billet d'un bien-pensant de la bloggotruc au sujet des conditions d'incarcérations inadmissibles - c'est bien réel - faites aux prisonniers en France :
Par contre, je suis persuadé qu'il livre le fond de sa pensée quand il déclare : "Ca me fout les boules pour lui quand j’apprends que Cantat ne fera que la moitié de sa peine… Mais “personne connue”, ça aide !?" Donc Kamizole qui se voudrait "humaniste" et qui, pour cette raison, est malade de savoir que des multinationales qui délocalisent en Chine "exploitent" son supposé correspondant, ce Kamisole de mes deux n'est pas d'accord pour que la loi s'applique sous forme de remise de peine à Bertrand Cantat.
Pourquoi Kamizole Botch de Goch n'est pas d'accord ? Et bien, ce n'est pas difficile à deviner : parce qu'il suppose que ce type, Cantat, est riche, pour avoir vendu quelques morceaux de musique, et qu'il est célèbre, pour avoir tué la fille d'une actrice connue en France. Certes, la justice n'est pas insensible aux arguments d'un avocat et c'est pour cette raison qu'il vaut mieux en avoir un "bon" plutôt qu'un "mauvais", sachant que les honoraires du "bon" seront certainement plus élevés que ceux du "mauvais". Mais, selon ce bourrin de Kamizole, le fait de pouvoir payer un bon avocat doit vous condamner automatiquement à une peine plus lourde. Autrement dit ce connard est tout simplement d'accord pour que les individus ne soient pas jugés et condamnés pour des actes, mais pour ce qu'ils sont, pour ce qu'ils représentent, en fonction du niveau de leur compte en banque ou de leur positionnement au classement Wikio. C'est d'ailleurs les arguments des types qui ont défendu Colonna, ce pauvre berger corse (ce en quoi, ils sont dans leur rôle : Colonna, ce baiseur de chèvres, est tellement stupide et dégénéré - ça se lit dans son regard - que les juges auraient du lui accorder des circonstances atténuantes). C'est, j'en suis persuadé, l'avis de la majorité des Français, ces gens qui ne cessent de clamer à la face du monde leur intégrité morale, leur vénération pour l'Egalité.
J’ai un correspondant (par lettres) qui est incarcéré à Châteauroux. Qu’importe ce qu’il a fait, une affaire, me semble-t-il où, s’il avait été du bon côté du manche il aurait moins écopé… mais comme dit Higelin, mauvais avocat, etc … c’est quelqu’un qui se plaint peu, trouve le moyen avec les sous qu’il gagne en travaillant en prison (il y a 2 ans, ils se sont mis en grève pour être un peu moins exploité par les multinationales qui aujourd’hui délocalisent en chine) d’aider des personnes en Afrique ou à Madagascar… c’est par un autre des mes correspondants d’ASF que je l’ai appris, sinon il ne s’en vente pas, même pour chercher à obtenir une libération conditionnelle improbable. Ca me fout les boules pour lui quand j’apprends que Cantat ne fera que la moitié de sa peine… Mais “personne connue”, ça aide !?Voici à quoi on sait immédiatement qu'on a affaire au connard de base. Premièrement, je ne suis pas sûr que cette relation épistolaire existe. J'ai un peu de mal à croire qu'un type qui travaille en Centre de Détention se soucie beaucoup des conditions de vie des Africains, mais admettons. J'ai encore plus de mal à imaginer que des types qui ont eu "la chance" d'avoir du travail en prison se mettent en grève parce qu'ils se sentent "exploités" par une multinationale. Que le connard qui se surnomme Kamizole puisse présumer de ce que des juges décideront quant à une mise en liberté conditionnelle au sujet de cet improbable prisonnier, ça aussi, ça m'incite à penser que cet abruti raconte n'importe quoi.
Rédigé par : kamizole | le Vendredi 23 septembre 2005
Par contre, je suis persuadé qu'il livre le fond de sa pensée quand il déclare : "Ca me fout les boules pour lui quand j’apprends que Cantat ne fera que la moitié de sa peine… Mais “personne connue”, ça aide !?" Donc Kamizole qui se voudrait "humaniste" et qui, pour cette raison, est malade de savoir que des multinationales qui délocalisent en Chine "exploitent" son supposé correspondant, ce Kamisole de mes deux n'est pas d'accord pour que la loi s'applique sous forme de remise de peine à Bertrand Cantat.
Pourquoi Kamizole Botch de Goch n'est pas d'accord ? Et bien, ce n'est pas difficile à deviner : parce qu'il suppose que ce type, Cantat, est riche, pour avoir vendu quelques morceaux de musique, et qu'il est célèbre, pour avoir tué la fille d'une actrice connue en France. Certes, la justice n'est pas insensible aux arguments d'un avocat et c'est pour cette raison qu'il vaut mieux en avoir un "bon" plutôt qu'un "mauvais", sachant que les honoraires du "bon" seront certainement plus élevés que ceux du "mauvais". Mais, selon ce bourrin de Kamizole, le fait de pouvoir payer un bon avocat doit vous condamner automatiquement à une peine plus lourde. Autrement dit ce connard est tout simplement d'accord pour que les individus ne soient pas jugés et condamnés pour des actes, mais pour ce qu'ils sont, pour ce qu'ils représentent, en fonction du niveau de leur compte en banque ou de leur positionnement au classement Wikio. C'est d'ailleurs les arguments des types qui ont défendu Colonna, ce pauvre berger corse (ce en quoi, ils sont dans leur rôle : Colonna, ce baiseur de chèvres, est tellement stupide et dégénéré - ça se lit dans son regard - que les juges auraient du lui accorder des circonstances atténuantes). C'est, j'en suis persuadé, l'avis de la majorité des Français, ces gens qui ne cessent de clamer à la face du monde leur intégrité morale, leur vénération pour l'Egalité.
02 April 2009
Commentaires
Aujourd'hui, j'ai commenté un peu partout sur la franco-sphère, la bloggotruc comme disait RoseNoire. Je l'ai fait sans conserver les coordonnées des blogs sur lesquels j'ai inscrit mon avis. Parce que, à l'avance, je connais, dans la plupart des cas, les réponses qui seront données à mes commentaires: dans ce pays, les bloggers sont prévisibles. Je ne conserve pas les coordonnées, parce que, trop souvent, ces réponses n'en sont pas vraiment. Généralement les bloggers se contentent de vérifier que leur post a bien été lu ou de croire qu'il a bien été lu. Aussi, en retour, ils se bornent à de simples messages n'ayant que la fonction phatique pour visée, une communication sans intérêt. C'est ce qui fait, qu'après avoir commenté, je ne ne retourne que très rarement sur ces billets, ce second passage n'étant possible que pendant la période où je garde l'historique des déplacements du navigateur. Je me dis que les lecteurs de mes commentaires penseront et écriront ce qu'ils voudront, sachant que pour moi, en définitive, c'est sans importance. Il n'y a que quelques bloggers dont les réponses comptent réellement. Ceux-là le savent ou le devinent.
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